Au-delà de la pyramide des preuves

  • Eve-Line Bussières PhD, Professeure régulière, Département de psychologie, Université du Québec à Trois-Rivières, Québec, Canada
  • Marie Grandisson Ergothérapeute, PhD, Département de réadaptation, Université Laval, Québec, Canada
  • Delphine Périard-Larivée B.A., étudiante au doctorat (PhD) en psychologie, Université du Québec à Trois-Rivières, Québec, Canada

Résumé

Développé par Sackett dans les années 1990, le modèle de la evidence-based medicine (EBM) propose une alternative à la médecine basée sur l’intuition et l’expertise. L’EBM avance l’idée que le choix des interventions ou traitements à offrir aux patients devrait être fondé sur les meilleures preuves scientifiques. Toutefois, malgré la réception généralement favorable qu’a connue l’EBM, il subsiste à ce jour une certaine controverse quant à la relation entre les connaissances scientifiques et les interventions autres que médicales, notamment celles de nature sociale. L’objectif du présent article est de faire état des enjeux liés à l’identification de données probantes et des limites associées à la transposition intégrale du modèle EBM à des contextes empiriques différents (p. ex., sciences sociales, ergothérapie). Des pistes futures sont proposées pour aller au-delà de la hiérarchie traditionnelle des preuves et ainsi parvenir à informer les pratiques en sciences sociales et en ergothérapie.

Publiée
2019-12-05
Rubrique
Méthodologies